Elektra E16 : un entretien avec Alain Thibault

L’an dernier, la 15e édition d’Elektra : festival d’art numérique semblait bien discrète. Avec la tenue de la Biennale internationale d’art numérique [BIAN] au Musée d’art contemporain de Montréal [MAC], l’inclusion dans les festivités combinées avec le 15e anniversaire du festival de musique électronique Mutek – l’événement EM15 – et le «Printemps numérique». Il m’est apparu difficile de discerner d’où les événements provenaient. Nonobstant, Elektra est de retour à l’Usine C et ses organisateurs ont ajouté une nouvelle flèche à leur arc : la Biennale internationale d’art sonore [BIAS]. Pour mettre de l’ordre dans toutes ces manifestations en nouveaux médias et ses acronymes, je me suis entretenu avec le directeur artistique d’Elektra, de la BIAN et de la BIAS; Alain Thibault.Alain Thibault_Elektramontreal

La BIAN, depuis 2012, a été mise sur pied pour bonifier le volet installation du festival Elektra. Pour alterner avec les années impaires, on souhaitait avoir un autre événement biennal qui portait principalement sur l’élément sonore. C’est dans cet esprit que la BIAS a été inaugurée cette année. De manière beaucoup plus modeste, on veut suivre l’exemple de la Biennale de Venise; les organisateurs dirigent une année l’exposition en art visuel et l’autre celle en architecture. [AT]

Pour le festival Elektra, la programmation de soirée de performance dite «A/V» revient sous sa formule habituelle. On présente le jeudi des artistes de la scène locale, le vendredi ceux de la scène internationale et samedi, une étiquette de disque est invité pour y présenté ses artistes. Cette portion «spectacle» est accompagnée de performances, de lancement, de tables rondes ainsi que du Marché international de l’art numérique [MIAN]. Le volet exposition du festival comprend aussi la présentation de pièces au MAC, à la Société des arts technologiques [SAT] et à la Cinémathèque québécoise.

Autre nouveauté, les organisateurs d’Elektra ont ouvert cette année une galerie dans un local vacant du Complexe de Gaspé. Y sera présenté des installations sonores dont la pièce de Nicolas Bernier [16 au 30 mai] et celle du duo The USER [6 au 26 juin]. «C’est un projet auquel on pense depuis plusieurs années» précise Thibault. «Avoir notre espace va nous permettre de présenter de l’art sonore et de l’art numérique à l’année. Une façon de décloisonner ces pratiques du contexte de festival et du mois de mai à Montréal».

Elektra 16, Biennale internationale d’art sonore [BIAS], du 13 au 7 mai 2015, Usine C, 1345 Lalonde, elektrafestival.ca.